Voguons vers l’Île d’Elbe – Journal de bord #1

Voguons vers l’Île d’Elbe – Journal de bord #1

Après une semaine terrestre en Corse, nous avons débuté notre périple maritime à bord d’Isaniyo (que nous vous présenterons rapidement dans un autre article), direction l’Île d’Elbe. Notre objectif, rallier la Grèce à la voile, en longeant l’Italie en passant par des lieux mythiques comme Rome, Pompéi, les Îles Éoliennes, le détroit de Messine… Une belle aventure pour cette première partie d’année sabbatique.

Voilier arrivant à l'ile d'Elbe, avec un cactus en premier plan

Avant de prendre le large, une petite présentation de l’équipage s’impose.
Le capitaine c’est mon père, ancien équipier de courses au large sur de grands multicoques et une vie tournée vers la mer. Autant dire que son expérience sera très utile pour que la navigation se passe bien.
Il est assisté de ma mère, spécialiste de la météo, de la préparation de l’itinéraire et du choix des ports et zones de mouillage où nous irons.
Ensuite il y a les deux mousses, Roxane et moi. Je connais un petit peu plus la mer qu’elle, pour autant c’est une première longue navigation qui va débuter pour nous deux.


Marciana Marina

34nm – 8 heures – 4,2kt vitesse moyenne

Nous sommes partis de Bastia le 16 mai, direction Marciana Marina, notre première étape sur l’Île d’Elbe. Nous avions une grosse trentaine de milles nautiques à parcourir. Soit une distance pas insurmontable pour notre équipage, même pour les novices.

Bon à savoir :
Les unités utilisées dans le domaine de la navigation (maritime et aérienne) sont un peu différentes de celles dont nous avons l’habitude.

1 mille nautique (nm) = 1,852 km (unité de distance)
1 noeud (kt) = 1,852 km/h (unité de vitesse)


Cependant, la durée de la journée et l’état de la mer ne m’aura pas épargné… Un ciel gris et très bas, des vagues de face pendant plusieurs heures, il n’en fallait pas plus pour me déclencher un mal de mer carabiné. Je ne vais pas vous faire un dessin, mais ce n’était pas joli à voir. Je crois que je ne m’étais jamais trouvé aussi mal à bord d’un bateau. Sans doute que la transition d’une semaine très terrienne à une étape maritime fut trop brusque pour mon oreille interne. Roxane a mieux tenu le coup, grâce, peut-être à des lunettes un peu spéciales que nous vous présenterons rapidement.

L’arrivée à Marciana Marina fut salvatrice, un joli port, un village typique bordant l’eau, et surtout… les premières glaces d’Italie. Nous avions presque oublié la générosité des Italiens quant au remplissage de cornet. De quoi me remettre rapidement d’aplomb.

Nous sommes restés deux jours dans le coin à cause d’un fort coup de vent qui ne nous permettait pas de mettre les voiles. Le temps pour nous de préparer la suite, de visiter les alentours, et de s’imprégner de la Dolce Vita italienne. Et quoi de mieux qu’un restaurant en terrasse pour oublier le Covid et les tests PCR obligatoires pour arriver en Italie ? Plus de 6 mois que nous attendions ce moment…

Port de Marciana Marina depuis les hauteurs
Petite plage de Marciana Marina

Porto Azzuro

27nm – 6 heures 30 – 4,3kt vitesse moyenne

Nous avons quitté la douceur de Marciana Marina avec le sentiment que l’Île d’Elbe nous avait bien accueillis. L’étape suivante nous dirigeait vers le Sud-Est de l’île. Après une journée de vent tantôt portant, tantôt au près, l’arrivée dans l’enclave de Porto Azzurro fut des plus magnifiques. Une terre découpée par d’anciennes forteresses, un arrière-pays agricole, et une ville pleine de vie.

Porto Azzuro depuis le voilier

Nous avons rapidement pris le pli de la « glace d’arrivée », et de la balade de début de soirée pour explorer les environs. Laissant à Roxane le temps de sortir son Nikon et de nous régaler de quelques beaux clichés.

Nos premiers voisins de quai furent Suisses, Allemands ou Italiens, mais encore peu de contacts sont tissés du fait de la température encore fraîche, du peu de temps que nous restions, et d’une barrière invisible encore dressée par le Covid.

En hissant les voiles le lendemain matin, nous avions en nous, l’espoir de revenir sur cette belle île d’Elbe. Mais c’est une traversée vers l’Italie continentale qui nous attendait.

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